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Le kit de survie des parents feamzy par la maîtresse du colibri : l’intelligence émotionnelle de votre enfant

L’intelligence émotionnelle c’est la capacité à…

Il est donc essentiel pour l’enfant d’apprendre à les apprivoiser, pour pouvoir comprendre et s’ouvrir au monde et composer avec les émotions des autres.

Comment apprendre à son enfant à se servir positivement de ses émotions pour en faire une force ?

Une piste de réponse se trouve dans l’éducation bienveillante. Ainsi que le développement de l’intelligence émotionnelle de votre enfant dès son plus jeune âge.
Nous l’avons vu dans mon précédent article (les 3 cerveaux de l’enfant), le stress et la colère bloquent l’accès au cerveau supérieur (super-héros).

https://www.feamzy.com/les-3-cerveaux-de-votre-enfant/
Or, c’est précisément au moment où l’enfant a besoin d’avoir accès à son cerveau supérieur, pour réfléchir à des solutions créatives, qu’il en est coupé.

Le but est donc de cultiver l’intelligence émotionnelle des enfants pour qu’ils puissent compter sur leur cerveau supérieur en toute circonstance ?

L’intelligence émotionnelle repose sur la capacité à :

  • Identifier ses propres émotions et celles des autres : l’enfant à conscience de ce qu’il ressent. Que ce soit en bien ou en mal, il arrive à comprendre ce que les personnes autour de lui ressentent. Cette perception peut se faire à l’aide des mots ou par une communication que l’on dit non verbale (sourires, sourcils froncés, tête baissée, pleurs…).
  • Comprendre ses émotions : c’est apprendre à ressentir toutes les émotions qui surviennent au cours d’une journée. Et ce en fonction de circonstances extérieures (changement, évènement
    positif, excitation, arrêt d’un jeu…) ou des pensées de l’enfant.
  • L’important est qu’il arrive à les exprimer, à ne pas se renfermer.
  • Mettre des mots sur ce qui nous contrarie suffit souvent à évacuer une émotion négative. La frustration de ne pas être entendu ou compris par contre fait « monter la mayonnaise ».
  • Utiliser ses émotions : L’enfant apprend à s’aider de ses émotions pour prendre une décision, mener une conversation, réaliser une action, réagir à une complication…. ces capacités sont indispensables pour un enfant afin qu’il puisse s’adapter au monde.
  • Gérer ses émotions : L’enfant apprend à s’autoréguler.

Attention ! Je ne parle pas de contrôler ses émotions, de les retenir, ou de ne pas les exprimer. Une émotion doit s’exprimer mais il faut trouver un moyen de l’exprimer dans le respect de soi et des autres. Il faut donc apprendre à réguler les négatives et profiter des positives.

C’est ce point-là en particulier que j’aborde dans l’illustration suivante:

À votre enfant de trouver sa façon de se calmer.
Il en existe une multitude, et elles varient en fonction de l’enfant, de son âge…mais voici un petit condensé de celles que je préfère et que mes élèves apprécient en classe également.

Demander un câlin

Si vous avez suivi mes précédents articles sur les 3 cerveaux de l’enfant et la pyramide de Maslow, vous savez maintenant que la base c’est de créer le lien.

https://www.feamzy.com/la-pyramide-de-maslow/

Et pour cela le contact physique, une main posée, un câlin, c’est ce qui apaise le mieux un enfant et l’aide à se calmer. Par un simple geste, l’enfant peut se sentir entendu et compris, c’est le seul moyen pour rendre le cerveau supérieur à nouveau accessible.

Chanter ce qui ne va pas

Mettre en place un rituel avec son enfant, trouver sa mélodie, sa comptine, l’air qui l’apaise. Puis y associer les mots de la colère ou le stress du moment. Si en plus on s’amuse à faire des rimes (pour les plus grands), le contact avec le cerveau émotionnel se fait et le cerveau supérieur reprend le dessus.

Enfermer sa colère

L’enfant crie dans une boite, il dit à la « boite de la colère » pour les plus petits ce qui le met très en colère.
Puis une fois qu’il a vidé son sac, il va dehors ou ouvre une fenêtre pour laisser partir la colère ou le stress.

Activité manuelle : créer sa boîte à colère

Cela peut être une bouteille, un gobelet, un carton, une boite en bois, peu importe, mais si l’enfant prend le temps de la décorer avec vous avec ce qui lui plait. Cela donne du sens et l’enfant est pressé de pouvoir utiliser cette jolie boite.

Souffler dix fois sur la colère

Avec les élèves les plus petits je symbolise la colère par une flamme. C’est souvent la représentation que l’on a dans les albums de jeunesse (la couleur des émotions de Anna Llenas ou grosse colère de Mireille d’Alancé).

Une année, en maternelle, j’utilisais en classe la marotte (marionnette sur une tige en bois) de la flamme qui symbolisait la colère. L’enfant devait soufflait dessus 10 fois jusqu’à la remettre à sa place cacher dans une boite.
Mais sinon les enfants utilisaient leur main pour symboliser la flamme. Ils bougaient leurs doigts délicatement comme la flamme d’un feu et ils soufflent sur chacun de leurs doigts, ou le long de leurs doigts. Ils répétaient l’opération 10 fois, en inspirant profondément, jusqu’à éteindre le feu de la colère.

Gribouiller et jeter sa colère

Prendre un crayon rouge et gribouiller une feuille de toutes ses forces pour faire partir la colère sur cette feuille, puis froisser de toutes ses forces la feuille. Jeter ensuite la feuille avec la colère à l’intérieur.

Sauter sur place

Sauter plusieurs fois sur place, cela fonctionne bien. On se concentre sur les bonds et on les compte.

Autres petites astuces

Boire un verre d’eau, aller courir, se trouver un coin de calme (une cabane, une tente, sous une chaise, une table). Ou encore se boucher une narine et inspirer et expirer fort de l’autre…

Autant de petits trucs et astuces qui fonctionnent…à votre enfant de trouver celui qui lui correspond !