autorité bienveillante

L’autorité bienveillante

La nouvelle éducation : l’autorité bienveillante


Nous souhaitons tous le bonheur de nos enfants. Mais pour les rendre heureux, une certaine posture doit être adoptée, l’écoute et l’adaptation doivent être favorisés. Nous voulons souvent que nos enfants nous ressemblent, ce qui nous amène parfois à privilégier notre vision des choses plutôt que de développer la leur. L’autorité bienveillante amène l’enfant à se connaître lui-même, se poser des questions, se développer dans un environnement sain privilégiant la communication.

Ni stricte, ni laxiste, l’autorité bienveillante amène l’éducation de manière différente où il n’est pas question de rapport de force ou d’abandon du rôle parental, mais d’explication et d’intellectualisation du monde chez l’enfant.






L’importance de l’autorité


Autorité vient du latin « auctoritas » : pouvoir de dire oui (le même mot a donné « autoriser ») et aussi pouvoir de se faire obéir. Pour la bienveillance, il s’agit de la contraction de deux mots latins : bene volens,  » vouloir le bien ».

L’autorité bienveillante réside donc dans la capacité à dire oui ou non à son enfant dans le but de développer son bonheur.

A quoi sert l’autorité en éducation ? Elle permet d’apprendre à l’enfant à accepter certaines règles nécessaires à la vie en communauté. Mais aussi à apprendre la patience, le partage, l’altérité. Et également le respect et le lien cause-conséquence.

De cette manière, l’enfant aura conscience des réalités, de lui-même et des autres et pourra s’inscrire de manière saine dans le monde qui l’entoure.



Différentes formes d’autorité


  • l’autoritarisme. Cette forme d’autorité ne laisse pas le choix à l’enfant, annihile toute forme de communication ou d’écoute et empêche l’enfant de comprendre et l’ammène vers la frustration. Le parent est dans un rapport vertical avec son enfant qui doit avant tout se soumettre à l’autorité et aux décisions parentales. Le parent ne cherche pas la coopération et il n’offre pas de choix à son enfant. Si l’enfant n’obtempère pas, le parent aura généralement recours à la punition pour rétablir son pouvoir.
  • la permissivité. Le parent est soucieux du développement de son enfant, il pose des règles afin que l’enfant se montre raisonnable. C’est à dire qu’il connaisse les limites et respecte les règles. Souvent, le parent permissif a des difficultés à gérer les oppositions et les frustrations de son enfant. Si ce dernier n’obtempère pas, le parent préfère céder plutôt que de vivre un conflit.
  • la démission. Le parent abandonne son rôle de parent, par manque de disponibilité, par incapacité ou parce qu’il considère que son enfant (surtout à l’adolescence) est assez grand pour se débrouiller. L’enfant n’a plus de règles ni de protection, il se sent généralement perdu et abandonné. Il ne faut pas oublier que tant que votre enfant vous demande de l’aide c’est qu’il faut l’accompagner et lui montrer comment seul réussir à tracer son chemin.





Les bases de l’autorité bienveillante


  • Prévenir plutôt que de réagir : « On part à la plage, je ne veux pas t’entendre crier quand le marchand de glaces passera »
  • Appliquer ce qui a été convenu : « On avait dit un bonbon après tes choux de Bruxelles, est-ce que tu t’en souviens ? »
  • Tourner ses « non » en « oui » : « Tu regarderas la télévision après avoir pris ta douche » à la place de « non, prend ta douche. »
  • Trouver des alternatives plutôt qu’exprimer les interdits
  • Amener l’enfant à comprendre les interdits
  • Toujours expliquer une situation
  • Refuser mais comprendre l’envie de notre enfant
  • Faire comprendre que les règles font partie intégrante de la vie : « on ne peut pas passer devant tout le monde, parce que on aimerait pas que les autres nous passent devant. »
  • Être patient, ne pas hésiter à répéter


Poser un cadre bienveillant


Le cadre est nécessaire au bon développement de l’enfant. L’enfant doit se sentir en sécurité dans un univers qu’il comprend, régi par certaines règles qui lui permettent d’avancer.

L’autorité permet à ce cadre sécurisant de se développer. De la sorte, l’enfant peut vivre certaines de ses pulsions, satisfaire son besoin de plaisir et de décider. Mais sans se faire mal.

Pour cela :


  • Oublier un cadre autoritaire, régi par le contrôle et les punitions qui soumettent l’enfant, le frustrent sans l’encourager à se développer lui-même.
  • Instaurer un cadre plus souple où l’autonomie, l’apprentissage par l’erreur et l’imitation sont privilégiés. La relation parent/enfant se base ici sur la confiance.
  • On co-construit un cadre bienveillant, c’est à dire un cadre où l’enfant peut exercer une certaine liberté tout en étant protégé par des règles définies.


Les règles nécessaires à l’autorité bienveillante


L’APcomm (une plateforme favorisant l’éducation positive chez chez les parents) utilise les feux tricolores afin de faire comprendre les règles à respecter aux enfants :

  1. Le feu vert : représente ce qui est autorisé, encouragé et valorisé (mettre la table, choisir ses jouets à prendre au parc…)
  2. le feu orange : représente ce qui est toléré pour des raisons temporaires ou exceptionnelles, parce que la situation familiale est difficile ou a changé. Ou encore parce que le parent a accordé une exception pour bonne conduite, pour valoriser son enfant etc…
  3. Le feu rouge : ce qui est interdit et inacceptable en raison du danger, de la loi, des valeurs familiales ou tout autre système.


Ne pas frustrer vos enfants


  • Éviter les punitions stériles et les rendre utiles (demander de trier les pots de yaourt plutôt que d’aller au coin pendant 20minutes)
  • Utiliser la question plutôt que l’injonction (« Qu’est-ce qu’on dit à quelqu’un qui nous offre un cadeau? » à la place de « dit merci à la dame ! »)
  • Développer l’esprit critique de vos enfants (l’amener à se poser des questions sur tout type de situation)


Alors, prêts pour l’autorité bienveillante ?